Klaxonner – quand est-ce qu’on a le droit de le faire ?

Cela vous est peut-être familier : la tête endormie qui vous précède ne remarque pas que le feu est passé au vert depuis longtemps ; l’apprenti conducteur cale son véhicule pour la énième fois ; quelqu’un d’autre quitte le rond-point sans signaler sa présence. Toutes ces situations ont une chose en commun : le besoin d’un « coup de klaxon » de réprimande est grand. Mais avez-vous le droit de le faire ? On vous explique quand vous êtes autorisé à utiliser le klaxon de votre véhicule et quand vous ne l’êtes pas, et quelles sont les conséquences auxquelles vous pouvez être confronté.

Les klaxons de protestation

L’utilisation du klaxon en guise de protestation n’est pas autorisée. Ainsi, si quelqu’un vous vole la priorité ou tourne sans vous signaler, c’est certainement gênant. Toutefois, cela ne vous donne pas le droit de klaxonner et de réprimander ainsi l’usager de la route fautif. En cas d’infraction, vous risquez une amende de cinq ou dix euros.

Le montant de l’amende dépend de la nuisance que vous causez ou non à l’autre usager de la route en klaxonnant. Des coups de klaxon agressifs répétés seront certainement interprétés comme du harcèlement et vous coûteront une amende de dix euros. Si vous klaxonnez sans causer de nuisance, vous vous en tirerez à meilleur compte avec une amende de cinq euros. Toutefois, vous n’avez pas à craindre des sanctions plus lourdes telles qu’une interdiction de conduire ou des points à Flensburg. Toutefois, si l’autre usager de la route est blessé par vos coups de klaxon injustifiés, cela peut vous coûter plus cher : en 2007, un homme a été condamné à une amende de 200 euros et à une indemnisation pour préjudice moral. Il avait klaxonné une cycliste sur une route étroite, qui a été surprise et est tombée de son vélo.

La corne comme avertissement

La situation est différente si vous utilisez le klaxon pour avertir les autres usagers de la route. Il n’y a rien de mal à cela, après tout, c’est pour cela qu’il fait partie de votre voiture. Le Code de la route stipule que vous pouvez utiliser le klaxon si vous pensez que vous-même ou d’autres personnes sont en danger. Ainsi, par exemple, vous pouvez avertir un véhicule venant en sens inverse de la présence d’une scène d’accident non sécurisée derrière vous ou utiliser le klaxon pour attirer l’attention sur vous en cas de changement de voie soudain du véhicule qui vous suit. Il est également permis d’actionner le klaxon si un véhicule veut se ranger sans considération ou si un enfant court sur la route entre des voitures garées.

Également autorisé : annoncer une manœuvre de dépassement, mais uniquement en dehors des agglomérations. La loi sur la circulation routière stipule également que « les signaux sonores ne doivent pas consister en une séquence de différents sons aigus ».

Les klaxons de la joie

Au plus tard depuis la Coupe du monde de football, on sait de quoi sont capables les joyeux conducteurs : Motorcades ! La conduite en caravane et les klaxons incessants faisaient presque partie des bonnes manières après les victoires de l’équipe nationale. Toutefois, les klaxons de joie, tout comme les klaxons de mariage d’ailleurs, ne sont pas autorisés par la loi. Toutefois, le principe d’opportunité s’applique également : lorsqu’il n’y a pas de plaignant, il n’y a pas de plainte. Et surtout lors d’occasions joyeuses comme les mariages et les défilés de voitures, la police ferme souvent les yeux.

Pour utiliser correctement la corne à l’avenir

En résumé, cela signifie qu’à l’intérieur des agglomérations, vous ne pouvez utiliser le klaxon que comme signal d’avertissement, tandis qu’à l’extérieur des agglomérations, il est également autorisé comme indication de votre manœuvre de dépassement. À l’avenir, vous ne devriez donc pas appuyer sur le klaxon à chaque occasion, même si l’envie est certainement grande de temps en temps.

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